lundi 10 octobre 2016

Gravel Roc, la première du nom!




Pour la première fois de son histoire (déjà 33 éditions à son actif !) le Roc d’Azur proposait une épreuve interdite aux VTT : Le Gravel Roc !


 Je ne vais pas encore vous représenter en quoi consiste le Gravel, vous pouvez retrouver ceci sur mon article : initiation au Gravel mais également mon précédent résumé sur une épreuve de ce genre : La Résistance.
Pour revenir sur la base nature de Fréjus, les organisateurs ont tracés un parcours spécial pour cette épreuve avec un mix de portions goudronnés et de chemins. Au programme 50 kilomètres, 750m de D+ dont environ 75% en gravel (voir chemins plus tout terrains et single par endroit…).



A peine cette épreuve proposé au programme que les inscriptions étaient complètes dans le mois qui suivait ! Pour vous dire à quel point la pratique du Gravel commence sérieusement à arriver sur notre territoire ! J’ai ainsi été invité par Vélo101 qui m’a fait bénéficier d’une plaque "presse". Hélas je ne pouvais pas figurer dans les classements (en effet la presse ne concours pas au Roc !).


Malgré cela et ceux qui me connaissent le savent avec un dossard sur le dos et quel que soit son numéro j’ai toujours l’âme du compétiteur et sa rage de victoire ! Fraichement débarqué la veille au salon du Roc d’Azur (qui est dorénavant le plus gros salon du vélo en France !), je profite de ce dernier pour rencontrer de futurs ou éventuels partenaires pour 2017.

Ainsi j’ai pu équipier mon Grade 9 avec une paire de pneus Hutchinson Overide (spécialement conçu pour la pratique du Gravel), sur mes roues carbone Alpin’s Wheel et leurs moyeux Tune.
Un arrêt au stand de CycleTyres.fr pour monter ceux-ci. Je respecte les préconisations du fabricant et les conseils des techniciens sur place en ne mettant que 2,6 bars dans ma roue avant et 3 bars pour l’arrière ! Je suis impressionné par ces faibles pressions et je pense déjà être  "planté" dans les parties roulantes, affaire à suivre…
 

8h00 : Nous sommes presque une centaine sur la magnifique arche de départ du Roc d’Azur (commune à chaque épreuve). Le temps de saluer quelques connaissances, Nicolas Raybaud entre autre avec son Diverge en digne représentant de Specialized et également "fan" de ces épreuves Gravel. Un vent frais me fait garder les manchettes et surtout me permet d’apprécier mon application d’Embrocation Siamoise qui me réchauffe les articulations et muscles.
Compte à rebours de 10’’ et nous voilà partis au sprint jusqu’au premier entonnoir, je ne suis pas trop mal placé, mais je décide de revenir tout de suite au contact de la tête. Les premiers singles arrivent rapidement, je suis en 5ème position au contact des meilleurs et déjà un petit trou s’est fait ! Je m’aperçois que mes concurrents directs sont des habitués de ce genre d’épreuves : matériel dernier cri, pilotage précis etc… Etant pur "routier", à chaque passage délicat ou technique je perds le contact mais je compense grâce à ma force et une surmotivation de bien figurer sur cette première ! Hélas je perds ma caméra (plaque "presse" oblige, je me devais d’immortaliser certaines portions !), le temps de la ramasser et de repartir, je suis loin de la tête qui en a profité pour accélérer !

Je ne me déconcentre pas et commence ma remontée, je double constamment d’autres concurrents où je m’aperçois que certains ont tout simplement pris leur vélo de cyclo-cross (comme quoi vous pouvez vous initier au Gravel avec votre CX dans un premier temps). La mi-course, nous abordons la montée de Valdingarde, la plus longue ascension de l’épreuve, celle-ci en goudron et longue d’environ 5 kilomètres. Je me mets tout de suite en rythme. Je parviens à refaire presque tout mon retard, à la bascule le trio de tête n’est plus qu’à 10’’ ! Je plonge dans la descente (qui est en chemin) mais trop optimiste j’éclate ma chambre à air avant sur une pierre ! Le temps de placer ma bombe de réparation, hélas la chambre est éclatée, la mousse part de partout ! Je sens l’abandon…

Mais et c’est là où l’esprit Gravel est fantastique, un concurrent s’arrête et me donne sa chambre à air, un bénévole présent à cet endroit m’aide à gonfler avec sa pompe à pied et me voilà repartis ! Certes encore plus loin qu’après ma première mésaventure mais heureux de pouvoir repartir. Et je continue ma remontée, cette fois je suis prudent dans les partis techniques ou dégradées. Un signaleur m’annonce que je suis en 7ème position, de plus j’aperçois de nouveaux concurrents à l’avant, un top 5 est jouable ! Je passe la cadence supérieure, il ne reste plus que 10 kilomètres dont un peu plus de la moitié en goudron. Nouveau passage rocailleux dans une rivière asséchée et nouvelle crevaison (lente cette fois et sur la roue arrière). La question ne se pose pas, je n’ai rien pour dépanner, je continue ainsi ! Ma roue est complétement à plat lorsque je parviens sur la portion d'asphalte. Je reperds du terrain.
Ces pneus même à plat sont résistants et me permettent de continuer à rouler sans trop "taper" ou "dégraderé ma jante carbone ! En revanche dès que je me retrouve sur les portions en chemins je suis obligé de porter mon vélo et de courir tel un cyclo-crossman. Je vais perdre beaucoup de places mais chaque concurrents qui me double m’encourage ou me demande si je veux de l’aide !
C’est la première fois que je ressens une telle solidarité sur une compétition. Décidemment un autre esprit le Gravel !
Je franchis la ligne en 13ème position (cela ne s’invente pas, étant du 13ème  Bataillon de Chasseurs Alpins certains diraient que je l’ai fait exprès !) en 2h20’ mais en 2h05’ sans les arrêts pour une moyenne de 23,6 km/h.
Devant la victoire s’est joué en 1h52’ ! les résultats officiels de la Gravel Roc 2016

 
En conclusion, voici une nouvelle épreuve vraiment très physique avec de superbes paysages et bien dans l'esprit Gravel ! De plus l’organisation du Roc d’Azur est absolument sans faille. Les signaleurs présents tout le long du parcours sont très investis, les ravitaillements nombreux étaient bien fournis comme celui de l’arrivée ou de nombreuses boissons de l’effort étaient présentes ainsi que des fruits ou barre de céréales. A refaire sans hésitation l’an prochain !

                Merci à ceux qui m’ont permis de venir sur ce rendez-vous, de m’avoir fait confiance pour le matériel. Je vous ferai un test complet sur ce prêt prochainement.
Ci dessous un montage vidéo de cette course avec des passages en caméra embarquée, vous vous rendrez compte que le Gravel ça secoue plutôt pas mal !