dimanche 25 septembre 2016

Test chaussures Specialized S Works Sub 6

    Bonjour,




La plupart d’entre vous auront déjà remarqué les derniers modèles de chez Specialized : les Sub 6. Celles-ci ne sont ni plus ni moins que l’évolution des Sub 5 que je vous avais présenté sur un de mes posts précédents. Certes, je vous les présente en fin de saison 2016 alors que ce modèle est sorti en début de saison 2015. Mais je voulais attendre d’avoir une toute dernière version (à lacets) et surtout un assez bon nombre de kilomètres afin d’apporter un jugement constructif. Je vais donc vous présenter deux modèles de S Works Sub 6 : les "classiques" avec le double système boa et scratch et les "vintages" à lacets.








    Fabrication et particularité :

Ce dernier modèle a évolué au niveau de sa conception. Tout d’abord une seule pièce de tissu constitue la tige de la chaussure et les éléments en Microfibre synthétique. Vulgairement tout ce qui n’est pas en carbone ! Specialized utilise la construction Strobel. Cette particularité permet un gain important sur le poids, car ont restreint certaines coutures, mais également sur la tenue de l’ensemble de la tige qui est de surcroit plus homogène. De plus la hauteur de la semelle extérieure diminue ce qui atténue nettement l’effet ressort lors des phases de pédalage en poussée. On obtient tout simplement une transmission plus directe de l’effort. Au plus vous réduisez l’espace entre votre pied et l’axe de la pédale, au moins vous avez des pertes de puissance !
Autre point qui a été nettement amélioré est le maintien du talon. Sur les Sub 5 celui-ci avait tendance à s’affaisser et devenir souple avec le temps.
Specialized a corrigé ce problème grâce à une une mousse (Padlock molded heel) présente dans la chaussure au niveau haut du talon afin d’optimiser le maintien de celui-ci.
Les spécialistes du Body Geometry Fit comme Andy Pruitt ont donc travaillé à l’amélioration sur ce point. Pour accentuer la rigidité et le maintien, une coque est collée directement sur la semelle extérieure.
Toujours au niveau de la conception, cette version 6 a un peu plus de dégagement en hauteur sur le gros orteil mais également en largeur sur les métatarses. Ce qui permet pour ceux qui ont un pied fort (pied carré) de porter ces chaussures.
Coté verso les Sub 6 ont une plaque large sous le talon pour la "marche" ou les arrêts aux feux rouge par exemple. En revanche (et c’est un des points forts de la marque) la courbe, le galbe et le varus de 1,5mm restent identiques aux versions précédentes. Comme le niveau d’indice de rigidité de 13.0, ce qui en fait une des plus rigides des chaussures de vélo de route. Ainsi vous pouvez passer d’une ancienne version à ces nouvelles générations sans perdre vos repères ou modifier vos réglages.





    Version "classique" à Boa :

A peine avais-je reçu ce modèle, je fus subjugué par ce noir mat du plus bel effet !
Cela est tout à fait d’actualité avec les vélos en carbone brut. Les Boa sont identiques à la version 5. Ceux-ci sont interchangeables, vous pouvez ainsi personnaliser vos Specialized (de nombreux coloris de Boa existent) et en cas de chute les remplacer facilement. Comptez moins de 5’ par Boa (Prochainement je vous ferai une vidéo de ce changement sur ma chaine Youtube).

Côté poids, elles affichent à peine plus de 200gr (201gr en 41.5 pour les puristes) par chaussure. Le talon et les 2/3 arrière de celle-ci sont noirs brillants. Cette touche amène un côté esthétique très agréable et rend les Sub 6 moins ternes. Mais en fait la partie arrière de la chaussure est fait d’une matière spécifique : le Dyneema Cubic Tech™. Sa particularité est de ne pas s’étirer tout en restant souple. Ce matériau est donc idéal afin d’avoir des quartiers de chaussure toujours fermes mais pas raides.

Une fois chaussé, on ressent tout de suite le fort maintien du talon, je pourrais presque partir sans les serrer tellement mon talon est déjà maintenu ! En comportement routier, je les ai trouvées très précises et comme toujours le réglage Boa permet d’avoir le maintien idéal. Sa facilité de réglage permet de l’ajuster tout en roulant, idem pour le scratch. Une fois les premiers tours de pédales effectués, je retrouvais les mêmes sensations qu’en début de vie de mes Sub 5.
De plus en version noire, c'est l'idéal pour rouler les jours humides ou pour ceux qui ne craignent pas la pluie, sous celle-ci ! Sachez qu'ensuite une fois de retour, un nettoyage avec une lingette démaquillante puis un traitement du cuir avec soit une lingette de bébé ou du lait de corps suffit amplement, faites moi confiance et ceux qui me connaissent vous le confirmeront, je suis plutôt du genre soigneux et ne supporte pas mon matériel sale.






    Version "vintage" à lacets :


La mode du "vintage" touche également le cyclisme (de nombreux fabricants de textiles ressortent des coloris des années Merckx, Poulidor, Anquetil, etc…). Specialized se devait de répondre en proposant sa S Works Sub 6 avec des lacets ; comme les chaussures d’époque en cuirs de ces pionniers de la route.
Quand j’ai pris en main cette paire, ce qui m’a frappé c’est le poids : 180gr ! (toujours en 41.5).

J’ai pris une version blanche pour contraster avec mon modèle à Boa. Cette version a également la coque extérieure collée sur le talon. Mais ses quartiers restent en cuir. On sent qu’effectivement ceux-ci sont plus souples. La paire est livrée avec deux paires de lacets (une blanche et une noire) plus un manchon (Warp Sleeve) qui vient entourer la zone du laçage et de la languette pour diminuer le Cx (pour un usage CLM par exemple). Et bien sûr comme chaque paire de chaussures Specialized, un sac de transport noir aéré.

A peine chaussé, toujours cette sensation de maintien du talon impressionnante. Je vous conseille d’ailleurs les premiers temps (et pour les plus "maniaques" tout le temps) de les chausser avec un chausse-pied afin de ne pas "casser" ce talon.
J’étais un peu réticent sur le serrage à lacets hydrophobes, mais il faut savoir que votre pied gonfle à l’effort (Rassurez-vous seulement de quelques millimètres en largeur et en longueur). De ce fait avant votre sortie, vous effectuez un serrage normal (comme pour votre paire de running, par exemple) puis après un certain temps (cela dépend de la température et de l’intensité de votre effort) vous vous rendrez compte que la chaussure vous maintient de façon optimale. Comme si vous avez resserrez celles-ci d'un ou deux crans sur les Boa.
En revanche si vous avez trop serré, vous allez ressentir des fourmillements désagréables voir des crampes (pour ceux qui en sont sujets) et une vraie gêne au pédalage. A l’entraînement pas de soucis, vous pouvez faire une pause et défaire vos lacets mais en course cela devient plus technique… C’est pourquoi je vous conseille avec cette version de bien prendre vos repères à l’entraînement avant de les utiliser sur une compétition.





Pour conclure, Specialized est pour moi le meilleur fabricant de chaussures de vélo actuel. Certes le prix est élevé (comptez 350€ en moyenne pour une paire) et il est presque impossible de trouver une paire en "promo" sur le net ou en boutique.
Mais cet investissement vous permettra d’avoir un coup de pédale plus léger, plus précis et donc une amélioration de vos performances ! De plus avec les nouveaux coloris flashy vous pouvez vous démarquer des autres cyclistes ou au contraire (à mon image) rester sobre mais élégant !