mardi 20 octobre 2015

Coupure cycliste hivernale



Bonsoir,

L’heure pour la majorité d’entre nous est à la coupure hivernale qui marque la fin de saison et la future reprise d’activités en vue de la nouvelle saison. Mais que signifie vraiment effectuer une coupure et en quoi cela consiste ? Je ne vais pas vous refaire le même article que l’an passé qui expliquais cela. Le but de cet article est de répondre à différentes questions que certains se posent. Je vais donc faire une sorte de F.A.Q, sur celles qui me reviennent le plus souvent concernant cette trêve hivernale !

     Question : Quand effectuer cette coupure ?

     Réponse : Généralement la saison de route touche à sa fin vers la fin septembre ou mi-octobre pour les plus assidus. De plus c’est à ce moment-là que les conditions climatiques commencent à changer et à basculer vers l’hiver (bien sûr en passant par l’automne avant !). Les jours commencent à raccourcir et le fait de ne plus avoir d’objectifs à court terme rend les entrainements monotone et difficile psychologiquement. D’autant plus que la charge de travail effectué depuis la reprise d’activité opérée en novembre de l’année passée commence à peser sur le coureur. Voilà pourquoi cette coupure intervient à cette période de l’année.
               
En analysant d’autres sports, on constate également un respect de cette coupure mais à d’autres période de l’année. Par exemple les skieurs de fond effectuent celles-ci au printemps, les coureurs à pied plus entre décembre et janvier, les footballeurs vers juillet, etc… Mais dans tous les cas et dans tous les sports la coupure de fin saison est un passage obligé !

     Question : Certains disent que les longues périodes de repos n’apportent rien d’un point de vue physiologique et donc la coupure est une perte d'entrainement et de temps!?


     Question : Que penser de la coupure hivernale (rendu obligatoire ou toujours observé chez les compétiteurs) de 3 semaines à 1 mois sans aucune activité physique pour recharger les batteries ?

     Réponse : Je vais effectuer une réponse commune à ces deux questions qui se rejoignent sur le même point. En ce qui concerne la coupure hivernale, elle doit répondre à deux objectifs essentiels qui sont :
Une récupération de type mentale
Une récupération de type physique.
On ne peut pas dissocier ces deux types de récupération qui placent le coureur dans une période de total relâchement où aucune contrainte ne doit s’installer et où la notion de plaisir doit rester primordiale. Si la coupure est trop courte (1 semaine à 10 jours) cela n’apporte rien en termes de récupération car le sportif n’a pas le temps de recul nécessaire par rapport à son activité. Il lui faut plus de temps pour mettre en place certains besoins qu’il n’a pas la possibilité d’assouvir en pleine période de compétition. C’est la raison pour laquelle, 3 semaines de coupure semblent être un minimum acceptable. Lorsque cette période de coupure a été bien gérée c’est très facile ensuite pour le coureur de reprendre son activité.
 
     Question : Que faire à la reprise après la coupure et surtout n’aurais-je pas perdue énormément de mes capacités physiques ?

     Réponse : Sur le plan physique, cet arrêt va effectivement provoquer une petite perte des capacités du sportif. Mais l'expérience et le recul des différentes saisons ont démontrés que cette perte est un mal pour un bien ! En effet comme lors d’une charge de travail, il faut alterner des grosses semaines et des semaines de régénération afin de provoquer la surcompensation qui permet d’augmenter ses capacités physiques. C’est exactement la même chose qui va s’opérer après la coupure et surtout une fois les grosses semaines d’entrainements effectuées. Certes sur un plus long terme qu’en saison comparé aux micro-coupures (3 à 4 jours) et donc forcément au début de la reprise d'activité, vous aurez la sensation d’être "collé" !

     Question : De quelle manière conduire ma préparation hivernale sachant que j’ai coupé 15 jours ou 3 semaines à partir de début octobre et que j’ai l’intention de reprendre le vélo en novembre ?

     Réponse : En ce qui concerne les semaines avant la fin novembre, il faut rester patient et ne pas bruler les étapes en voulant à tout prix reprendre le vélo trop tôt. C’est le moment idéal pour pratiquer d’autres activités. L’idée est de se faire plaisir avant tout et qu’aucune contrainte ne s’installe.

Mais cette dernière question fera l’objet d’un sujet complet prochainement afin de vous aiguiller un peu sur ces différents sports et ceux qui sont "compatibles" avec le vélo !

Pour le moment l'heure est à la détente, alors profitez-en!

C'est aussi la bonne période pour penser à changer de vélo ou d'investir dans de nouvelles roues artisanales par exemple...
Un dernier conseil, profitez de cette période pour changer vos pneus ou boyaux en vue des futurs entrainements hivernaux, et d'effectuer un "check-up" complet aussi bien du vélo que de son pilote!