dimanche 19 avril 2015

Résumé du Grand Prix cycliste de Dumbéa 2015 en Nouvelle-Calédonie



Bonjour,

Hier j'ai participé à ma première course sur l’île de la Nouvelle-Calédonie! Le Grand Prix de Dumbéa.
Etant arrivé depuis le 05 avril à Nouméa et très rapidement sur mon vélo j’ai pu rapidement rencontrer des cyclistes locaux.  J’avais déjà eux comme je vous le précisez, dans mon article précédent, des premiers contacts par mails avec certains. Nous avons concrétisés ces échanges en nous rencontrant et en roulant ensemble. Je suis tout d’abord très surpris du nombre de cyclistes présents dans Nouméa! Mais la grosse majorité ne fait que des allers-retours le long des plages. C’est assez sympa car dès 5h30 et jusqu’à 8h30 environ, il y a un flux permanent de cyclistes qui forment des petits groupes! J’ai eu l’occasion d’intégrer un de ces groupes et l’allure est assez rapide. De plus contrairement à ce que nous voyons en France, les triathlètes roulent aussi bien avec les coursiers et vice-versa. En France très souvent ce sont les triathlètes de leur coté et les coursiers de l’autre. Ici les deux disciplines sont très proches. Mais faire des allers-retours le long des plages c’est long (la boucle fait à peine 10km!)…
L’inconvénient de Nouméa est sa localisation, en effet pour sortir de la ville il faut environ 15 à 20km et surtout une fois sorti seules deux routes s’offrent à vous. Mais malgré cela j’arrive à varier mes sorties et essayer des petites routes ou chemins pour diversifier


Mais revenons à ce samedi 18 avril 2015 où je prends le départ de la course de Dumbéa (petite commune à environ 25km de Nouméa). Je profite du rassemblement de la plupart des coureurs pour me rendre avec eux sur le départ. La course n’est pas longue, 60kms 7 tours de 8,5kms! 
 
La majorité des coureurs y va en vélo de manière à s’échauffer et de rallonger un peu. Je suis un peu excité et nerveux à l’idée de courir sur un territoire dont je ne connais absolument pas le niveau, ni les conséquences que va avoir la chaleur sur mon organisme (il fait un peu plus de 30°C sur la ligne de départ)… Me voici donc arrivé sur le lieu de la course. Tout d’abord (pour moi) je trouve qu’il n’y a pas beaucoup de coureurs mais au contraire aujourd’hui ils sont nombreux ! Nous sommes environ une cinquantaine, de plus toutes les catégories partent en même temps de manière à former un peloton plus gros. Ensuite en fonction des différentes catégories le nombre de tours diffère (avec pour chaque catégorie son sprint final!). Après le premier tour neutralisé la course est lancée et pour une fois cela ne part pas à bloc! Puis les attaques commencent, je pars en contre de certains dont je connais leurs niveaux (les meilleurs de l’île!) Je me rends compte que les gars me pistent! En effet un "zoreille" venu de France, ils ne veulent pas le laisser filer comme ça! Mais peu après la mi-course je bénéficie d’une petite cassure et parviens à creuser un écart!

Je me retrouve tout seul en échappée, j’insiste pendant 1 tour et demi puis 3 coureurs sortent en contre dont notamment Thierry Fondère (considéré comme le meilleur coureur de l’île, lauréat en titre  du Tour de Nouvelle-Calédonie!), je décide de les attendre. Nous poursuivons notre effort à 4, derrière le pack réagit mais sans grosses équipes structurées, ils ne feront jamais la jonction. Désormais nous savons que la victoire va se jouer entre nous… 

Dans la montée finale, au 500m j’emmène notre quatuor mais personne ne me relaie, je lance un faux sprint au 300m, avec le vent de face je ne voulais pas lancer de loin, Thierry me déborde grâce à ses qualités explosives mais je résiste et parviens à remonter et à le devancer d’une demi-roue sur la ligne! Je laisse exploser ma joie une fois la ligne franchie! 

Voilà qui met en confiance et surtout qui fait vraiment plaisir, première course sur ce territoire et la victoire au bout! La première de la saison qui j’espère en sera riche! Je tiens à remercier tout particulièrement Raphael Oestereich qui est mon mentor sur place et d'une grande générosité!

En revanche j’ai participé à cette course avec mes roues DTSwiss DTR20 (celles qui équipent d’origine mon Focus Izalco Max 4.0) et j’avoue que les sensations dans les relances ne sont pas du tout celles dont j’ai l’habitude avec mes roues artisanales carbones! C’est beaucoup plus souple voir mou! J’aurai préféré courir avec des roues carbones à profil haut comme ma paire de polyvalentes en 50mm arrière et 38mm avant. Par contre les pneus de section 25 ne m’ont pas dérangé malgré leurs largeurs. J’avais opté pour une pression de 7,3 Bars à l’arrière et 7 Bars sur la roue avant.

La semaine prochaine et pour la première fois de ma vie je vais participer à un triathlon et pas n’importe lequel, le 30èmeTriathlon International de Nouméa! Je vais le faire en équipe avec 2 autres militaires qui sont en mission ici avec moi. Le niveau est très relevé et surtout tous les trois ne sommes nullement spécialistes sur nos disciplines je pense qu’il va nous être difficile d’obtenir un vrai résultat! A suivre…